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dimanche 26 juin 2016

VC 33 et C 35

Les abris VC 33 (propriété privée) et C35 (partiellement enterré) sont encore visibles mais non accessibles.




VC 33

VC33

C35

C35
Rappel (voir les Archives du blog octobre et novembre 2011):

Les abris de petite taille de type "V" ou chambres de visites/connexion sont constitués d'un seul local pouvant renfermer un ou deux tableaux de connexion en acier galvanisé, fixé(s) contre le mur face à la porte d'entrée. Actuellement, seuls les châssis des tableaux restent visibles.

Des gaines en acier galvanisé débouchant du sol sous les tableaux, auraient dû acheminer des câbles téléphoniques souterrains. Nous rappellerons que les câbles du réseau téléphonique ne furent jamais posés au sud de Louvain (voir les Archives du blog septembre 2011).

Réseau de connexions : abris de type "V" en bleu
et "C" en jaune

  

En cas de rupture de ligne entre deux abris, il était prévu de placer de nouveaux fils, à même le sol, d'un abri à l'autre. Le passage de ses fils auraient dû se faire par les trois petites gaines placées au travers du béton sur le côté de la porte blindée.

Les chambres de visite n'étaient pourvues d'aucune bouche de tir ou gaine d'observation. Elles étaient, pour la plupart, partiellement enterrée en bordure d'un chemin.

Chambre de visite en coupe

Chambre de visite vue du haut
A titre exemplatif, VA 59 (Loonbeek)

Les abris de connexion (et/ou de commandement) de type "C" sont d'une taille quasi équivalente aux abris pour mitrailleuses. Contrairement à ces derniers, ils ne possèdent pas de crochets pour des filets de camouflage. L'accès au local intérieur, en forme de "L", était verrouillé par 3 portes et un sas d'entrée.
Schéma 

Les centraux de type "C" ne sont pas équipés d'embrasure de tir ni de gaine d'observation. Toutes les gaines (ventilation) donnant vers l'extérieur sont protégées par des grilles ou des grillages en acier galvanisé à l'extérieur et des volets de fermeture à l'intérieur.

A titre exemplatif, C 49 (Wavre)

dimanche 3 janvier 2016

Fossé anti-chars entre Hansbrug et Lipseveld

"L'obstacle entre Hansbrug et Lipseveld était constitué par un fossé anti-chars, avec digue devant servir également de retenue pour l'inondation à tendre dans le bief de Haecht. La longueur de ce fossé était de 3 km; sur toute cette longueur, la digue était garnie d'un mur de soutènement en béton armé. Cet ouvrage devait aboutir, à Hansbrug, à un barrage sur la Dyle ; barrage provisoire en palplanches, lequel, si le temps le permettait, devait être remplacé par un barrage définitif, à créer en site sec, immédiatement au nord du barrage provisoire. Le cours de la Dyle devait ensuite être rectifié. 
Les travaux commencèrent en début d'octobre 1939; en dépit des difficultés sans nom, causées par la nature extrêmement variable des terrains et malgré les crue excessives de la Dyle, le fossé et le barrage provisoire étaient terminés au mois de décembre 1939.
Malgré l'insistance du Colonel Tricot, la construction du barrage définitif, dont il avait établi les projets dès novembre, ne fut autorisée que fin mars. Le 10 mai, seuls les terrassement étaient en cours. " Historique de la position K.W. et de la 4. Gn. F. - Henri Bernard -12.09.1940

Fossé anti-chars  avec digue et mur de soutènement
entre Hansbrug et Lipsveld

C'est au niveau de l'ancien pont de Hansburg qu'il était prévu d'inonder le plateau situer à l'est de Hacht. C'est pour limiter l'inondation vers l'ouest qu'on construisit un énorme mur en béton de 3,5 km entre Hansbrurg-Scharent et Lipseveld.

H3 bis sur la gauche et l'ancien pont de Hansbrug en arrière plan

L'inondation devait donc s'étendre entre la Dyle à l'est et le mur à l'ouest sur une longueur moyenne de 2 km. Le char qui aurait pu la traverser devait pour en sortir, franchir un mur de 3m de hauteur !

Bunker H4, à proximité du pont de Hansbrug en novembre 2015

Aspect du H4 en 1940

H4 camouflé en maison d'éclusiers 

"Barrage" jouxtant le H4



Gaines de ventilation du H4

Bouche de tir du H4

Schéma du H4


Plan du H4

Fossé anti-chars :

Fossé anti-chars
( H4 et nouveau pont de Hansbrug en arrière plan)

Fossé anti-chars




Elément "Cointet" situé à proximité du H4:


Élément "Cointet" (reconstitué) situé à proximité du H4
+ borne amarrage
Élément "Cointet" (reconstitué) situé à proximité du H4
+ borne amarrage

Rappel ( Archives du blog décembre 2010) :

L’élément « Cointet » (aussi appelé élément « C », porte belge, barrière belge, …) aurait été inventé par le général français Léon-Edmond de Cointet de Fillain en 1933 (NB : on mentionne des utilisations défensives « équivalentes » en bois déjà utilisées contre la cavalerie, lors de la première guerre mondiale en Russie). 
 


Cet élément se présente sous la forme de herses métalliques qui peuvent s’accrocher les unes aux autres. Il y en a 2 modèles : le modèle français et le modèle belge. Le modèle belge se distingue du français par l'ajout de 8 cornières verticales en façade ayant pour fonction d'empêcher les fantassins ennemis de passer au travers, les obligeant à l’escalader, les mettant ainsi à découvert sur son sommet.

Elément "Cointet"
(
Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire)

Quelques 75.000 exemplaires furent construits, sur commande de l’armée belge, par plusieurs usines civiles.  Le 10 mai 1940, 73 600 pièces avaient déjà été fournies par l'industrie et mises bout à bout de façon interrompue sur environ 221 Km, notamment sur la ligne KW (d’où son surnom de Ligne de fer par la population locale).



Une barrière "Cointet" belge pèse environ 1 300 Kg pour une largeur avant de 2,88 mètres et une hauteur de 2,52 mètres. Cette barrière repose sur trois rouleaux creux en acier galvanisés (1,4 cm d’épaisseur) dont deux (de 30 cm de diamètre pour une longueur de 75 cm) à axe fixe à l’avant et 1 (de 30 cm de diamètre pour une longueur de 56 cm) à axe pivotant à l’arrière.

Montage des rouleaux en acier galvanisé
 
Le but de son utilisation était de former un mur antichar pour empêcher ou gêner le passage. Les éléments « Cointet » qui peuvent s’accrocher les uns aux autres, constituent des barricades sans limite de longueur, permettant ainsi de barrer les routes, les champs,… en avant des fortifications, afin de ralentir l’ennemi sur un terrain dépourvu d'obstacle naturel.


Ces barrières peuvent être placées en travers des routes, des tunnels, des ponts, … et maintenues en place par une élingue d'acier courant au ras du sol d'une borne "Cointet" à l'autre.


A chaque interruption routière, des bornes d’amarrage permettaient, au moyen de câbles, de fixer la première ou la dernière barrière de l’ensemble, ou de la retirer pour laisser passer la circulation locale en faisant pivoter celle-ci sur ses rouleaux. Elles étaient alors temporairement placées sur le côté en attente de devoir refermer l’ensemble en cas d’urgence.



Après les hostilités de mai 1940, les allemands firent rapidement enlever les éléments "Cointet".



Dès novembre 1942, l'occupant les réemploya au profit des défenses allemandes principalement sur le "mur de l'Atlantique".